Comme à l'habitude, rien que du bon (ou presque) lors de la Journée Agile 2015 qui s'est tenue cette semaine à UMons. Rapide compte-rendu.

Keynote : Le bonheur au travail par l’agilité - Laurence Vanhée

La diva du bonheur au travail a certainement fait l'hunamité. Si elle (ou plus vraissemblablement "ils") a réussi à transformer un ministère aussi passéiste pour en faire un endroit de travail efficace et agréable, il est sans doute possible de faire la même chose n'importe où.

Un participant se demande si la rotation forcée des bureaux n'a pas un côté fort impersonnel, et si cela ne perturbe pas les petites habitudes qu'on aime avoir. Perosnnelement, j'échangerais n'importe quel bureau fixe standard (chaise d'entrée de gamme, aucun réglage de la table en hauteur, reflets, promiscuité inadaptée, éclairage aléatoire) contre n'mporte lequel des bureaux vu sur les photos.

Humains, Échouez! - Alan Hortz

Petit rappel : nous sommes des êtres humains. Dès le plus jeune âge, nous échouons, quand nous apprenons à marcher. Vous imaginez un parent punir son enfant qui tombe alors qu'il fait ses premiers pas? Cela n'aurait pas de sens. Par après, l'échec n'est pourtant plus aussi acceptable. Pourtant, c'est ce qui nous permet de faire des essais et de progresser.

Note : sans doute à ne pas confondre à la maxime "plus on échoue, plus on a de chances de réussir" de la méthode La Rache.

Toute histoire a son héros - Thierry Croix

Storytelling, bullet points mortels, peintures rupestres, Starwars, Einstein et bien d'autres. À l'instar de la Force, grande est la puissance d'une histoire que vous allez raconter. Une présentation en phase avec son sujet, en ce qu'elle privilégie la forme sur le fond. S'il est plaisant d'assiter à un one-man show - l'auteur est aussi comédien - cette approche trouve ses limites face à un public averti.

Une conclusion un peu cynique : oui, le storytelling est une forme de manipulation, et alors? Ce serait comme ça que la société fonctionne. Et alors? Je ne souhaite pas faire partir des cyniques et des manipulateurs, voilà tout. Je n'ai rien contre le storytelling si l'histoire est vraie, même si elle est un peu enjolivée par du dolus bonus.

Introduction à SAFe - Stéphane Rondal

SAFe = Scaled Agile Framework, ou le Scrum à une échelle plus grande qu'une seule équipe. Loin de la surenchère d'effets spéciaux et des présentations "one-man show", c'est une introduction bien technique auquel on a droit. SAFe est utilisé par ING et KBC, pour prendre des entreprises près de chez nous. Lampiris lui emprunte quelques éléments.

SAFe est-il Agile ? J'avais des doutes sur SAFe avant la présentation, et il ne font que ce renforcer. Perte de cohésion par l'appartition de rôles supplémentaires, retour par la bande des jours-hommes, cadre lourd qui semble à l'opposé de l'agilité... J'avais été séduit par l'approche de Spotify telle que documentée par Henrik Knieberg. Avec SAFe, on ne retrouve même pas de cadre pour les croisements entre équipes tels qu'on les trouve chez Spotify (Chapter, Guild, Tribe...)! Un comble pour un framework qui semble aussi détaillé.

Ce framework me donne l'impression qu'il sert aux décideurs à se rassurer, car il est vrai que les méthodes agiles pêchent par une certaine légèreté à grande échelle.

Gameworking et si jouer c’était la meilleure façon de travailler - Sacha Lopez

"La plus grande bataille de pouces multijoueurs de Belgique". Et un échec collectif, la compétition prenant le pas sur la collaboration. Le jeu est traditionnelement exlcu du monde du travail, perçu comme futile, alors qu'il permet de véhiculer une approche positive et libérée de toutes sortes de carcants.

Au final...

À part quelques récriminations au sujet de Leffe périmées en fin de drink, je crois que ce fut une excellente journée, terminée par un tour dans Mons en plein effervescence avant le Doudou.


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